Mieux vivre en Nord-Pas-de-Calais : pour un virage énergétique et des transformations sociétales

Par Emplois-Climat, le 9 janvier 2017

Dans cette étude prospective publiée par l’association régionale Virage énergie Nord-Pas-de-Calais la sobriété énergétique apparaît à côté des mesures d’efficacité énergétique comme le levier prépondérant pour maîtriser les impacts environnementaux et socioéconomiques de nos

Consommations dans un contexte de finitude des ressources matérielles.

Plus de 250 leviers de Sobriété ont été étudiés pour montrer la diversité des solutions et des nuances possibles dans les Pratiques individuelles et collectives de maîtrise de la demande énergétique. L’analyse se décline sous forme de 3 futurs possibles du scénario le plus pessimiste au scénario le plus ambitieux, Plusieurs orientations pour demain sont présentées afin d’inspirer les décideurs (politiques et entreprises) et citoyennes qui engagent des actions en faveur d’une transition énergétique : scénario “société fragmentée”, scénario “transition modérée” et scénario “virage sociétal”.

Grâce à la sobriété et l’efficacité énergétique, plus de 70 % des consommations énergétiques serait économisé en 2050 pour le scénario le plus ambitieux. La demande d’énergie, ainsi réduite, entre en adéquation avec l’offre énergétique locale et 100 % renouvelable. C’est le moyen de réduire la dépendance aux énergies fossiles et de sortir de l’énergie nucléaire.

Ce virage énergétique favorisé par des transformations sociétales créerait durablement des emplois en région.  Pour huit secteurs de l’économie régionale (agriculture, industrie, construction, services marchands, services administratifs, enseignement, santé-social, culture), l’impact en termes de création et de destruction d’emplois a été étudié selon les trois trajectoires de transition énergétique et sociétale aux horizons 2025 et 2050.

Le solde est globalement positif pour le scénario 3 “virage sociétal”, avec près de 67 000 emplois créés d’ici à 2050 pour le scénario “virage sociétal”, soit une augmentation de 5 % (à population constante et sans questionner le partage du temps de travail) par rapport aux 1 472 900 emplois que compte la région en 2010.

Par exemple les destructions d’emplois liées aux baisses de consommation s’élèvent à 48 200 emplois pour le secteur industriel.  Mais elles sont en partie compensées par la création de 34 500 nouveaux emplois du fait de la relocalisation partielle des productions et de la création de

Nouvelles activités industrielles. Cette relocalisation des productions agricoles et industrielles et la revitalisation des commerces et services de proximité contribuent à créer du travail dans la région. Les énergies renouvelables, plus intensives en emplois que les filières énergétiques fossiles ou fissiles, génèrent une création nette de 21 900 emplois en 2050 dans la filière de production d’énergie.

Dans les secteurs de la transition écologique, la création d’emplois dépendra des investissements d’efficacité énergétique (industrie et rénovation thermique des bâtiments), des évolutions du mix énergétique régional (pour les énergies renouvelables) et du développement des activités de service de “bien-être” (services à la personne, soins, social, éducation, environnement).

www.virage-energie-npdc.org


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